• Non Stop People
    est disponible sur
  • Canalsat46
  • Free86
  • Orange84
Musique

Patrick Bruel relance la polémique avec le FN

Patrick Bruel relance la polémique avec le FN
  • A-
  • A+
Partager Google+

A l’occasion d’un face aux lecteurs pour La Voix du Nord, Patrick Bruel est revenu sur son choix de ne pas chanter dans les municipalités détenues par le Front National de Marine Le Pen. L’artiste affirme comprendre le désarroi de certains électeurs, mais refuse de ne pas rester fidèle à ses valeurs.

Il y a quelques semaines, Patrick Bruel réagissait aux résultats des élections municipales en affirmant qu'il ne donnera pas de concert dans les communes dirigées par le Front National.  « Même si je peux comprendre que des électeurs désespérés répondent à un discours populiste, je ne veux pas me produire devant une institution dont je méprise l'idéologie », expliquait alors le chanteur dans les colonnes de "Technikart".

Une prise de position pas surprenante pour l'artiste qui avait déjà tenu le même engagement en 1995, mais qui suscitait bien évidemment la colère du Front National et notamment de Gilbert Collard. « Alors monsieur Bruel, il se prend pour qui ? Lui il se croit plus fort que tous les électeurs. (…)Tant mieux qu’il ne vienne pas, c’est ce qu’on appelle la liberté d’aller et venir et de repartir. Et s’il croit qu’il prive beaucoup de monde, peut-être qu’il se trompe ».

Quelques semaines plus tard, Patrick Bruel a accepté de revenir sur ses déclarations. A la veille des élections européennes qui selon les sondages pourraient être un nouveau succès pour le FN, l'artiste s'est retrouvé face aux lecteurs de La Voix du Nord. Présent à Lille à l'occasion de la promotion de son concert du 5 septembre au stade Pierre Mauroy, l'artiste a évidemment été questionné sur le sujet qui fâche. Pas question pour Patrick Bruel de retourner sa veste ou encore de se défiler.

« J’ai dit en 1995 que je ne voulais pas me produire devant les représentants de la municipalité, c’est-à-dire les élus, cela n’a rien à voir avec le public. Je suis un républicain, je respecte totalement le scrutin. Je peux comprendre que des électeurs désespérés se tournent vers les sirènes du populisme mais, à titre personnel, je n’ai pas envie d’aller chanter devant cette institutionY a-t-il une différence entre le FN de 1995 et celui d’aujourd’hui, une différence dans l’idéologie, dans les projets, la communication ? Cette dernière est devenue bien différente, elle ne demande plus autant de provocation mais elle n’est là que pour masquer l’indigence d’un programme qui me paraît impossible. C’est opposé à mes valeurs mais je comprends qu’on puisse manifester sa colère dans les urnes. C’est une question de libre-arbitre de chacun. À Hénin-Beaumont, il y a surtout 100 % de gens qui n’ont pas voté. Le premier parti de France, et vous le verrez malheureusement aux Européennes, ce sont les abstentionnistes, c’est un vrai combat à mener. On ne peut pas laisser un pays se désintéresser à ce point de nos politiques et de la politique. C’est là où la démocratie est en danger. Il faut recrédibiliser la classe politique. Que les gens aient envie de prendre des positions », déclare ainsi Patrick Bruel qui saisit intelligemment l’occasion de s’expliquer et de justifier ses propos.

Patrick Bruel : "De tout temps, l’artiste est précurseur de la vie politique"

Le chanteur va d’ailleurs plus loin. De tout autant, l’engagement politique des artistes a fait jazzer. Est-ce réellement la place d’un chanteur ou d’un comédien de se prononcer sur la vie politique et plus généralement sur la société. Plus qu’un rôle, ce serait surtout un devoir selon Patrick Bruel.

« Je fais partie de la société civile comme vous. Avoir devant moi ces micros et aller contre ma nature ? Non, je pense qu’on peut user de ce droit de parole et ne pas en abuser. Je ne me suis pas tant que ça exprimé tout au long de ma carrière et uniquement sur des choses qui me touchaient. De tout temps, l’artiste est précurseur de la vie politique. L’artiste ne va pas changer la face du monde, il n’est pas décisionnaire, mais il peut influencer, empêcher de tourner en rond avec l’humour, la caricature, le dessin, la chanson, le théâtre. Molière n’a fait que critiquer le pouvoir, de même que Shakespeare, Brassens... Le Printemps arabe m’a touché, j’ai eu envie de raconter ce que j’avais ressenti au moment où c’est arrivé. Quand je me suis retrouvé à des concerts de solidarité pour Florence Aubenas, Stéphane Taponier, Hervé Ghesquière, j’étais, au début, touché comme vous par les images de la télé, mais ça ne faisait pas une chanson. Puis, soudain, je me suis retrouvé assis avec les familles au Zénith... et j’ai fait la chanson. Une altercation dans la cour d’école de mon fils ne demande pas une chanson mais quand je vois à quel point la cour d’école s’est déplacée en partie sur le Net, avec le cyberharcèlement, c’est bien d’en faire une chanson. Si des artistes peuvent informer pour qu’ensuite les autres prennent le relais… Comme avec Les Restos du Cœur. Les dix premières années, les pouvoirs publics n’y étaient pas et, puis, devant le succès, ils y sont venus... ».

 

Par Non Stop People TV

Réagissez à l'actu people 1
Par le pianiste | le Vendredi 16 Mai - 05:47
? démocratie
pourquoi on ne va plus voter ? Au début du 20e siècle, 90% de la population allait à la messe, contre 1% de la classe dirigeante ... Démocratie ?
0
Fil d'infos
People Tweet
  • 13 déc Non Stop People @NonStopPeople
    #DALS Johnny Hallyday mort : Sandrine Quétier et Christophe Licata lui rendent hommage https://t.co/IzOAP7QpcP https://t.co/Rx3vmJ2RvY
    Détails
  • 13 déc Non Stop People @NonStopPeople
    Johnny Hallyday enterré à Saint-Barthélemy : Hélène Darroze victime d’une mauvaise chute https://t.co/KVrVDnsdad https://t.co/fWN9eccSEH
    Détails
  • 13 déc Miley Ray Cyrus @MileyCyrus
    #TeamMiley is goin to the finale! Ready to give it all we've got & take home the win this season with… https://t.co/tcwKMuERxV
    Détails