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Musique

Sam's - Dieu est grand : La médiatisation du rap, son album, son duo rêvé avec Adele, il dit tout !

Sam's - Dieu est grand : La médiatisation du rap, son album, son duo rêvé avec Adele, il dit tout !
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Sam’s est un artiste au sein de BomayéMusik mais également un acteur. Originaire de Bordeaux, ce passionné d’art évolue aussi bien dans la musique que sur les plateaux de tournage. A l’occasion de la sortie de son album « Dieu est grand », Sam’s a accepté de revenir sur sa vision du rap en France, son ambition dans le cinéma mais également son duo rêvé avec une certaine Adele. Rencontre.

NSP : Vous évoluez dans la musique et la comédie. Peut-on considérer que vous êtes un artiste complet ?

Sam’s : Complet, on peut dire ça mais j’ai une autre vision d’un artiste complet. Pour moi, il faut avoir passé plusieurs caps dans ces domaines. Parce que tout le monde peut se dire « je suis réalisateur, auteur, interprète », donc se dire qu’ils sont complets.

NSP : Vous avez quand même franchi quelques étapes…

Sam’s : Oui, mais je vise plus haut !

NSP : En écoutant votre disque, votre voix m’a rappelé celle de Kery James…

Sam’s : Peut-être que cela vient de l’interprétation. C’est très flatteur. Je préfère être comparé à Kery James qu’à d’autres personnes.

NSP : Quels artistes vous ont donné envie de faire de la musique ?

Sam’s : Les premières personnes qui m’ont vraiment donné envie de faire de la musique, ce sont des personnes proches de moi. C’était les grands de mon quartier. J’écoutais aussi ce qu’écoutaient mes grands frères et sœurs. Tout le rap français de l’époque, le rap américain. J’ai toujours eu cette sensibilité concernant le rap. Mais ce qui m’a vraiment donné envie ce sont les grands de chez moi. J’avais aussi un cousin qui habitait à Paris, qui faisait des impros, il vannait les gens de son quartier.

NSP : Est-ce qu’un album vous a particulièrement touché et qui vous a donné envie de faire pareil ?

Sam’s : Il y a plusieurs albums qui m’ont mis des claques. L’album de Snoop Dogg “Doggy Style” m’a vraiment marqué. Après tout ce qui est Time Bomb, Opéra Puccino d’Oxmo Puccino. On aurait dit un genre de série b américaine où il se passe toujours quelques choses. IAM, Fonky Family, 113 – Princes de la ville. Ils m’ont vraiment marqué.

sam's : "Le rap est mal médiatisé en France"

NSP : Quelle place a le rap aujourd’hui en France, selon vous ?

Sam’s : Je trouve qu’il est très mal médiatisé. Je ne dis pas pas assez, je dis mal. En fait, je me mets à la place de quelqu’un qui n’écoute pas de rap. Je me dis je vais découvrir le rap vu que tout le monde en parle et que cela se vend bien. Il va se référer aux plus grands médias et là je trouve que le rap est mal médiatisé. Par exemple, on va mettre l’accent sur ce qui fait le buzz à bon ou à mauvais escient, c’est ça le problème. Pour moi le rap c’est plusieurs choses. C’est autant le côté divertissement que le côté engagé que le côté juste performance. C’est un ensemble. Mais je trouve qu’aujourd’hui c’est plus accès sur « qui va insulter qui », « qui va faire la danse de singe ». Et c’est ça le problème je trouve.

NSP : Les clashs, par exemple ceux de Booba et Rohff, font plus parler que la musique, c’est ce que vous déplorez ?

Sam’s : Non, que Booba ou Rohff se clashent, ça fait partie du game. Mais comment ça va être exposé. Les médias vont surexposer le clash, parce qu’il faut du buzz, mais par exemple à côté ils ne vont pas évoquer les choses positives du rap. Par exemple aux Etats-Unis, on peut prendre le clash entre Drake et Meek Mill. Ils se clashent, le problème, le buzz, internet, tout. Mais au final c’est la musique qui parle. Et même à côté les médias parleront des autres projets musiques. En France, on dirait que lorsqu’il y a un clash, la Terre doit s’arrêter de tourner. Tout le monde doit attendre. S’ils se chamaillent, ils font ce qu’ils veulent. Les médias qui ont récupéré ça, eux-mêmes vont en faire une grosse sauce. Et diront ensuite « le rap ne parle que de la même chose ». C’est normal, la lumière est faite sur la même chose. Aujourd’hui, par semaine, il y a au moins 4 ou 5 projets rap qui sortent. Qu’on ne me dise pas que sur ces projets, il n’y a que des mecs qui font des danses de singe et des mecs qui se clashent. Une personne qui ne connait pas le rap aura l’impression qu’il n’y a que ça, et je trouve que c’est dommage.

NSP : Est-ce plus simple de se lancer dans la musique aujourd’hui avec les réseaux sociaux et les plateformes musicales ?

Sam’s : Tu y gagnes sur certains points mais tu y perds aussi. Par exemple, aujourd’hui tu peux enregistrer un titre en vivant dans le fin fond du Calvados et tu peux facilement balancer ton truc. Mais le problème c’est qu’il y a énormément de personnes qui font de la musique. En terme d’exposition, soit tu vas être happé dans une masse soit tu seras au-dessus. C’est facile sans l’être.

NSP : Comment vous êtes-vous rencontrés avec Youssoupha ?

Sam’s : Avec Youssoupha, ça remonte à 2006. J’avais fait un concert, la première partie de l’Indépendance Tour avec Sinik, Tandem et L'skadrille. Une personne avait filmé ma prestation et Philo était tombé dessus. Philo c’est le boss de BomayéMusik. Donc on avait une personne en commun, il a demandé à me rencontrer. Il m’a parlé de Youssoupha. Je lui ai laissé une démo, qu’il a fait écouter à Tefa. Et c’est là que j’ai rencontré Youssoupha. Bien longtemps après, on s’est aperçu que mes grandes sœurs étaient à la fac avec eux. C’est une histoire de destin croisé.

NSP : Aujourd’hui, vous travaillez quotidiennement ensemble ?

Sam’s : Oui, nous avons nos studios où l’on bosse ensemble. Je suis en première partie sur quelques dates de la tournée de Youssoupha.

NSP : Est-ce que vous vous donnez des conseils entre vous ?

Sam’s : Nous avons travaillé nos albums au même moment, au Luxembourg. Parfois sur un de mes morceaux, il avait un autre recul, il proposait des choses. Et inversement. C’est du travail d’équipe, c’est naturel.

NSP : Comment vous êtes-vous lancé dans le cinéma ?

Sam’s : C’était en 2006. Décidément c’était une grande année. Dans mon quartier à Bordeaux, nous avions une association qui s’appelait « En attendant demain ». On faisait des petits en court métrage. On les mettait sur le net, c’était au tout début de Youtube. Et ça a fait un buzz énorme. Bruno Gaccio et les équipes de Canal + sont venus nous voir. Du coup on a fait un film pour Canal +. Ensuite, via Sabrina Ouazani qui m’a présenté son agent, j’ai fait deux trois castings et après c’était partie.

NSP : Comment ça se passe un tournage de film ? Comment le vivez-vous ?

Sam’s : Je le vis bien, j’aime beaucoup. Il y a toute cette préparation, tout le monde qui court dans tous les sens. Il y a 150 000 personnes, on ne sait pas qui fait quoi. C’est comme si on entrait dans une bulle, dans un univers où tout le monde travaille ensemble pour le film. En plus tu es dans le rôle de ton personnage, tu es vraiment dans ta bulle.

NSP : Allez-vous participer à un nouveau tournage prochainement ?

Sam’s : Oui, en février, j’ai un tournage de prévu. C’est une très belle histoire. On en entendra parler. Le casting est pas mal. Mais je ne préfère pas trop en dire pour l’instant.

NSP : Pourriez-vous choisir entre la musique et le cinéma ?

Sam’s : En terme de longévité, je dirais le cinéma. A 80 ans tu peux tourner. Dans le rap, à 80 ans je ne pense pas que tu aies le souffle. Moi que ce soit la musique ou le cinéma, ça a toujours été au feeling, par passion. Je ne me suis jamais dit je vais faire de la musique être ci, être ça. Pareil pour le cinéma. Je l’ai fait car j’avais une sensibilité par rapport à ces domaines. Mais je ne peux pas me dire j’arrête la musique totalement et je fais du cinéma, et vice et versa. Ces deux domaines sont complémentaires.

Sam's : "J'aimerais collaborer avec Adèle"

NSP : C’est nécessaire pour les artistes musicaux d’avoir plusieurs projets différents à côté. Que ce soit la comédie ou les vêtements ?

Sam’s : Oui car c’est un exutoire. Dans la musique, quand tu rentres dans une industrie, dans un système qui te demande de faire du chiffre, de l’activité, du buzz, où il faut être présent, t’es lié à beaucoup de frustration. Du coup, si tu ne trouves pas un exutoire pour te libérer, tu t’enfermes, tu tournes en rond et je pense que psychologiquement ce n’est pas bon. C’est nécessaire pour un artiste qui n’est pas épanouie à 100% dans sa musique, de faire des choses à côté. Chaque artiste qui fait quelque chose à côté, c’est qu’il cherche forcément à s’évader.

NSP : Votre album est sorti fin octobre, en êtes-vous pleinement satisfait ? Avec un peu de recul, auriez-vous changé certaines choses ?

Sam’s : J’en suis complètement satisfait. Parce que justement j’ai eu la chance de ne pas avoir de restriction. Que ce soit les singles, les propos ou quoi que ce soit. Je ne suis pas tombé dans ce truc de me dire que je devais être absolument dans la tendance.

NSP : Comment définiriez-vous votre style de rap ?

Sam’s : Je fais du rap de vie. C’est-à-dire que je ne peux pas dire que c’est du rap conscient ou quoi. Pour moi ça ne veut rien dire. Je vis ce que je rappe. Ça peut être des morceaux très bruts ou des morceaux plus légers. On est humain, on n’est pas tous les jours énervés ou de réfléchir sur soi-même.

NSP : Qu’est-ce que vous écoutez en ce moment ?

Sam’s : En ce moment j’écoute la mixtape de Young Thug. Travis Scott, j’ai beaucoup aimé et l’album qui tourne depuis l’an dernier, c’est celui de J Cole. Je trouve que malheureusement en France c’est plus des morceaux qui vont me frapper que des albums complets. C’est plus des mixtapes déguisés.

NSP : Avec quel artiste aimerais-tu collaborer, tout artiste confondu ?

Sam’s : Adèle. Je trouve que c’est très fort ce qu’elle fait. Autant dans la musique que dans sa façon de promotionner sa musique et même dans les concepts qu’elle peut avoir. Je trouve qu’elle dégage vraiment quelque chose de prenant.

 

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