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Musique

Sneazzy : "J’ai fait ces morceaux parce que c’est mon premier album et que j’avais besoin de parler de moi" (EXCLU)

Sneazzy : "J’ai fait ces morceaux parce que c’est mon premier album et que j’avais besoin de parler de moi" (EXCLU)
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Sneazzy a accordé une interview exclusive à Non Stop People. Le jeune rappeur de 23 ans revient notamment sur la création de son album, sa passion pour la musique et son ambition de percer dans le cinéma. Voici la première partie de l'interview du membre du groupe 1995.

Non Stop People est allé à la rencontre de Sneazzy, membre emblématique du groupe 1995, à l’occasion de la sortie de son premier album solo « Super ». Prévu pour le 11 mai prochain, cet opus promet de surprendre les fans du rappeur, et pas que. Du haut de ses 23 ans, Sneazzy évolue dans divers univers musicaux et ne se donne aucune limite. La musique, il aime ça et compte bien le prouver. Tantôt rappeur aux punchlines et au flow saignants, tantôt chanteur aux paroles saisissantes, Sneazzy prouve une fois de plus qu’il n’a rien à envier aux autres artistes de sa génération, voire de son style musical toutes catégories confondues. Rencontre avec l’un des talents bruts du rap français.

NSP : Comment as-tu travaillé ce premier album ?

Sneazzy : Avec 1995 après la tournée de notre album "Paris Sud Minute", on s’est dit qu’on allait prendre une pause pour un peu tous se mettre sur nos solos. Parce qu’on avait tous envie de le faire. On ne s’est pas vraiment donné un temps précis mais en tout, ça va bientôt faire deux ans. J’ai commencé à recevoir des prods. J’avais déjà commencé à écrire pas mal de trucs, que j’ai pratiquement mis à la poubelle. Il y a eu beaucoup de réflexion sur cet album. Peut-être 70% du temps que j’ai passé dessus, c’est de la réflexion et le reste c’est du travail pur. J’ai travaillé avec des producteurs différents. Jérémy Châtelain a réalisé mon album, ce qui est surprenant pour certains. Quand j’ai eu assez de morceaux dont j’étais satisfait, j’ai commencé à faire un ordre, pensé aux clips, pensé à tout ce qu’il y avait autour.

NSP : Dans cet album, il y a vraiment deux parties. De l’égotrip pur et des parties plutôt chantées. Plusieurs rappeurs se mettent à la chanson, c’est un passage obligé pour un artiste aujourd’hui ?

Sneazzy : Non pas du tout obligé. Il y en a plein qui ne le font pas, d’ailleurs, et ça marche très bien pour eux. Tout simplement, j’ai toujours dit que j’aimais la musique dans sa globalité. Je fais du rap aujourd’hui, mais ça ne m’empêchera pas de faire un autre style de musique plus tard ou concilier les deux. J’ai plusieurs influences, je n’écoute pas que du rap, donc je n’ai pas envie de faire que du rap.

NSP : Par exemple sur le morceau Royaume, l’instrumental est oriental. Tu voulais "rendre hommage" à tes origines avec ce morceau ?

Sneazzy : Rendre hommage à mes origines, je le fais souvent. Même quand je fais de l’égotrip je place quelques phases à propos de ça. Je ne me suis pas senti obligé, je ne me sens obligé de rien. Je ne me fixe aucun objectif et je ne me mets aucune barrière. J’ai reçu cette prod de Lil Mike des Birdy Nam Nam, enfin on l’a travaillée ensemble. Il avait un sample oriental, on s’est mis dessus. Ce n’est même pas arabe en plus, c’est indien il me semble mais effectivement ça a une sonorité orientale au final. Quand j’ai eu le son, je me suis dit je vais faire un "Tonton du bled 2.0".

NSP : Et tu rappes en arabe aussi !

Sneazzy : Oui, j’ai cette chance de pouvoir le faire. Même si parfois il y a quelques accrochages.

NSP : Sur cet album on retrouve aussi différents flows, ce qui reste plutôt rare chez les rappeurs. Comment arrives-tu à te renouveler ?

Sneazzy : Ce n’est pas une question de réussir à se renouveler, c’est justement comment les autres font pour toujours avoir le même flow ? C’est la vraie question, parce que t’écoutes les rappeurs avant les années 2000 et même avant cette vague de "trap", tout le monde avait des flows qui changeaient de morceau en morceau. Depuis deux ou trois ans c’est un peu en chute, tous la même chose et on se copie. Moi j’ai juste pas envie de rapper comme ça. C’est le rap pour les mecs qui ne savent pas rapper. Après, il y a des morceaux de "trap" qui sont mortels, que je kiffe et que je m’explose dessus. Mais trop c’est trop parfois.

"Je n’utilise pas la musique comme thérapie"

NSP : Tu as déjà dévoilé trois extraits de cet album, "SNZ", "Super" et "La Coupe". Le premier morceau peut faire penser à un morceau de Kanye West. Est-ce l’une de tes influences ?

Sneazzy : C’est une de mes plus grosses influences Kanye West, depuis le début. Je suis un gros fan, j’ai toujours écouté Kanye West depuis 2004, son premier album. Je comprends dans le sens où il y a une ambiance pop anglaise et même dans le propos c’est "je suis seul contre tous".

NSP : Dans cet album, il y a un morceau pour chacun de tes parents. Utilises-tu la musique pour te libérer de ce que tu as pu vivre ?

Sneazzy : Non, je n’utilise pas la musique comme une thérapie. J’ai eu de la chance d’être bien dans ma tête, bien dans mon corps. Je suis très content de la vie que j’ai aujourd’hui, que j’ai toujours eu, je ne me suis jamais plaint de quoi que ce soit. J’ai fait ces morceaux parce que c’est mon premier album et que j’avais besoin de parler de moi. On me reproche souvent de faire que de l’égotrip etc… De ne jamais me révéler ou de ne jamais aborder des thèmes profonds. Je ne l’ai pas fait pour ça, mais au final ça donne une réponse à tous ces gens-là, que je peux le faire et que j’ai plein de trucs à dire. Parler de ma mère et de mon père, c’était important pour moi parce que ce sont deux personnes qui ont forgé ma personnalité, que positivement au final. Même si le morceau sur mon père est vachement sombre, au final ça m’a fait beaucoup de bien d’écrire ces morceaux. Ça m’a fait du bien d’écrire des morceaux à thème. Tu écris différemment à ce moment-là, c’est chronologique, il y a plein de choses à respecter. Alors que lorsque tu fais de l’égotrip ou que tu parles d’une fille, tu te décharges en fait.

NSP : Dans le titre « Super » tu expliques vouloir faire le « hlel à Selena Gomez »…

Sneazzy : Elle sera ma baby mama…

NSP : Dans ce même titre, tu rappes "T’as pas de plan, t’as pas de plan B mais t’es détendu parce que t’as ton plan C". Une phase qui rappelle celle d’Alpha Wann dans le titre "Pétasse Blanche" extrait de "Paris Sud Minute".

Sneazzy : On se vole des phases entre nous. Si tu savais le nombre de phases qu’il m’a volé Alpha, et Nekfeu aussi. On est ensemble quoi. Ce n’était pas forcément une référence, même si on en a déjà parlé. La cocaïne est un sujet qui nous touche. On trouve que c’est grave que ce soit aussi banalisé dans ces soirées parisiennes. Et que ça touche, de plus en plus, les plus jeunes. Alors que moi quand j’avais leur âge, je ne savais même pas ce que c’était que la cocaïne. Juste le mot il me faisait peur. C’est un sujet très grave.

NSP : En évoquant ce sujet, tu t’essayes un peu au "rap conscient" ?

Sneazzy : En quelques sortes. Sur ce morceau "Super" ce n’est pas tellement pour les jeunes et ma bonne conscience que j’ai fait ça. Mais sur "Pétasse Blanche", c’était du rap conscient, clairement, mais sur des sonorités plus dansantes.

NSP : Tu expliques aussi ne pas vouloir être un exemple…

Sneazzy : J’ai 23 ans, j’ai presque le même âge que les gens qui m’écoutent. Ce n’est pas que je n’ai pas envie d’être un exemple, mon message est clair. Je suis pour la paix et pour le bien, j’encourage les gens à faire le bien autour d’eux. Mais lorsque l’on me dit "t’es vulgaire", je ne vais pas me censurer maintenant. Enfin j’espère que je ne le ferai jamais. Je pense que je le ferai, mais inconsciemment parce que je vais avoir des enfants peut-être un jour, si Dieu veut, je vais avoir une femme et je vais grandir. Donc inconsciemment ou pas je me censurai mais pour l’instant j’ai 23 ans et je n’ai pas la prétention d’éduquer les jeunes en France. Ils ont des parents pour ça et l’école. Moi, je suis là pour quand ils veulent s’amuser.

NSP : Dans "Chienne de Vie" tu dis "Elle a des airs de Brigitte Bardot avant qu’elle devienne raciste". Être raciste ça rend moche ?

Sneazzy : Le racisme ça rend tellement moche, vraiment. Brigitte Bardot en est la preuve. Regarde, je ne suis pas raciste je suis beau gosse.

NSP : Tu finis ton album par le morceau "Amine", c’est un peu le résumé de tout cet opus ?

Sneazzy : C’est un peu ça. Je l’ai écrit vers la fin. Il me fait penser un peu à l’intro. "SNZ" résume un peu ce que j’ai passé dans le rap. Et cet outro résume tout l’album un peu, et comment je vois un peu l’avenir. C’est pour ça que l’intro s’appelle "SNZ" et la fin "Amine" comme mon vrai prénom.

"Ça doit être fou d’être acteur"

NSP : Tu as pour projet de tourner dans le premier film de Syrine Boulanouar ?

Sneazzy : Syrine Boulanouar est le réalisateur de tous mes clips, et de la plupart de ceux de 1995. Il a fini d’écrire son premier film, depuis pas mal de temps. Il a eu quelques galères, parce qu’on traverse toujours quelques galères quand on monte son premier projet. Mais il devrait bientôt être sur les rails. Normalement, si tout va bien j’ai le rôle principal de ce film. Un personnage que j’ai eu le temps de digérer, d’ingurgiter, etc… Je suis prêt après on verra ce que ça donne. J’ai hâte.

NSP : Le cinéma c’est quelque chose qui t’intéresse ?

Sneazzy : Grave, à fond. Ça m’a toujours attiré. Tout le monde se dit "tiens j’aimerais bien tourner dans un film", ça doit être fou d’être acteur. Aujourd’hui j’ai la possibilité de le faire, donc je vais y aller à fond. Je n’ai aucune idée de mon potentiel. Après Syrine et moi on sait travailler ensemble. On a fait plein de clips, et il y a pas mal de choses cinématographiques dedans. Dans "SNZ" il y a des scènes de baston, dans "La Coupe" on me suit un peu à la "Into the wild". Il sait me donner les indications nécessaires pour faire le job, donc on verra ce que ça donne. Il y aura des dialogues… Si je suis nul, j’arrêterais. Je ne vais pas faire le forceur.

La deuxième partie de l’interview de Sneazzy est disponible ici !

Par H M

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