Politique

Affaire Hollande - Gayet : Panique à l’Elysée

Affaire Hollande - Gayet : Panique à l’Elysée
  • A-
  • A+

Dans Le Monde daté de jeudi, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin reviennent sur la nuit du 9 janvier, qui a précédé la révélation de Closer sur la liaison de François Hollande avec Julie Gayet, dans un article intitulé « Nuit Blanche à l'Elysée ». En ressort une équipe de communicants complètement dépassée, et un président de la République en totale contradiction avec ce qu’il avait promis d’être, avant son élection.

Les deux journalistes du Monde, Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin, reviennent ce jeudi sur la « Nuit Blanche à l’Elysée ». Elles décrivent – façon 24 Heures Chrono – ce qu’il s’est passé dans la nuit du 9 janvier, la veille de la publication du numéro de Closer, révélant la liaison du président de la République avec l’actrice Julie Gayet. Un scoop qui n’était jusqu’alors resté qu’à l’état de rumeur. « Vingt fois, depuis un an et demi, son cercle de communicants est venu lui faire part de la "rumeur". François Hollande a souri et changé de sujet devant les uns, nié devant d'autres », expliquent les deux journalistes. Longtemps, très longtemps dans la nuit, l’équipe de communicants entourant le président de la République a attendu que le magazine arrive jusqu’à l’Elysée. « Ils sont deux, six, puis quatre, ou trois, autour du président. Des hommes, uniquement. (...) Et tous affichent des mines fermées, de ces masques qu'on revêt dans les cérémonies funèbres ou lors des catastrophes nationales. Comme si ce soir, au-delà de la « crise » qui les réunit, les conseillers du chef de l'Etat avaient compris que le principal problème de François Hollande, c'était François Hollande lui-même. » Lors de cette soirée extraordinaire – au sens littéral du terme – le « Moi, président, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire » du 2 mai 2012 va définitivement tomber aux oubliettes.

« Il est 21 heures, et personne, à l'Elysée, parmi cet aréopage d'énarques cravatés et de conseillers appliqués, n'a encore été capable de récupérer le numéro funeste », explique l’article. Ironie de l’histoire, le magazine « Closer » va parvenir à l’Elysée grâce au secours de Manuel Valls, ministre de l’Intérieur qui accapare l’attention des médias et le soutien des sympathisants de gauche. « Ce n'est qu'un peu avant minuit qu'un motard déboule dans la cour de l'Elysée. Il porte à Aquilino Morelle, qui s'impatiente sur le gravier, le numéro blasphématoire. Le conseiller s'est résolu à appeler son ami Manuel Valls, qui a lui-même téléphoné au préfet de police de Paris. » En cette soirée de janvier, la décision de ne pas porter plainte contre le magazine « Closer » est rapidement entérinée, expliquent les deux journalistes : « Le seul homme venu de l'extérieur rejoindre l'équipe est un ami de la famille, Jean-Pierre Mignard, le parrain des enfants Hollande. L'avocat du président explique qu'il n'est pas question de porter plainte contre le magazine : si quelqu'un doit le faire, c'est Julie Gayet. »

Une équipe de communication dépassée par les événements, obligée de travailler en totale improvisation

Les détails concernant la réaction de François Hollande sont peu nombreux, comme si le président de la République avait déjà conscience du tourbillon médiatique dans lequel il était tombé. Ses conseillers, qui n’avaient pas vu le coup venir, ne semblent pas en mesure de lui apporter une solution. François Hollande est en revanche obligé d’être dans l’action, lorsque Valérie Trierweiler fait un malaise. « A 2 heures du matin, il appelle à la rescousse de vieux amis discrets. Le premier coup de fil est pour Brigitte Taittinger, la directrice de la stratégie et du développement de Sciences Po et l'épouse de son ami Jean-Pierre Jouyet. (…) Puis, il téléphone à son conseiller santé, le professeur de neurologie Olivier Lyon-Caen. (…) Ce sont eux qui vont se rendre à l'Elysée, où le président poursuit sa nuit blanche, pour organiser, à 5 heures du matin, l'hospitalisation de Valérie Trierweiler à la Pitié-Salpêtrière », racontent Raphaëlle Bacqué et Ariane Chemin. Le secret de cette hospitalisation durera un peu plus de 24 heures, avant que l’information ne soit révélée par le journal « Le Parisien ».

Le récit de la soirée élyséenne du 9 janvier dernier montre une équipe de communication complètement dépassée par les événements, et obligée de travailler en totale improvisation. Ce sera à nouveau le cas lors de la conférence de presse de rentrée du président de la République, le 14 janvier. « Sur le pupitre figure l'adresse @elysee-fr, qui renvoie en fait à un compte parodique de l'Elysée sur Twitter », détaille l’article. Ne pas écouter les conseils de Barack Obama aura coûté cher à François Hollande. Peu de temps après son élection, le chef d’Etat français avait rencontré son homologue américain. Ce dernier avait alors déclaré : « Maintenant que François Hollande est président de la République, il ne peut plus se déplacer en scooter dans Paris. Je le sais car ici, les membres de la sécurité ne m'autorisent pas à le faire. »

Par Simon Bardet

Réagissez à l'actu people
Fil d'infos
People Tweet
  • 11 déc Paris Hilton @ParisHilton

    #BeverlyHills #Vibes 🌴🌴💖👸🏼💖🌴🌴 https://t.co/nXh6cekNEB

    Détails
  • 11 déc Cyril Hanouna @Cyrilhanouna

    Merci! Cette semaine encore Tpmp est 1er talk toutes chaînes confondues et quel que soit l horaire. Avant ce soir et Drucker le patron!😍😂

    Détails
  • 11 déc Cyril Hanouna @Cyrilhanouna

    Bonjour mes merveilles!Je suis fracassé ce matin j ai regarde Columbo puis nt1 chroniques criminelle jusqu a 4h du matin quelle rassrah!😂😂

    Détails