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ONPC - Jeannette Bougrab : Ses confidences douloureuses sur Charb, "je n’ai pas pu faire mon deuil"

ONPC - Jeannette Bougrab : Ses confidences douloureuses sur Charb, "je n’ai pas pu faire mon deuil"
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Avant de quitter l’Hexagone pour rejoindre l’ambassade de France en Finlande, Jeanette Bougrab a décidé de sortir un livre, "Maudites", où elle revient notamment sur sa relation très controversée avec Charb, décédé dans les attentats de Charlie Hebdo. Invitée samedi soir sur le plateau de "On n’est pas couché", l’ex secrétaire d’État a livré un nouveau témoignage poignant.

Invitée de l’émission de Laurent Ruquier, "On n’est pas couché", Jeanette Bougrab est revenue sur sa présence sur le plateau de BFM TV au lendemain des attentats de janvier dernier qui ont décimé une partie de la rédaction de Charlie Hebdo, dont son compagnon Charb.

"Je ne suis pas allée voir Ruth Elkrief, on m’a demandé de le faire. Et c’est Richard Malka. Il n’en pouvait plus et il m’a demandé de le faire. Moi, je suis un soldat. On s’est rencontré sur des combats avec Charb, sur nos combats pour la laïcité, explique l’ex secrétaire d’Etat avant de rajouter : Sincèrement, la probabilité que je tombe amoureuse de quelqu’un de Charlie Hebdo était quasiment nulle, voir totalement impossible.

Et elle souhaite en tout cas faire perdurer dans le temps les idées de Charb, même si elle part pour Helsinki. "La seule chose que je ne regrette pas et je continuerai à le dire c’est que de toute façon je continue le combat qu’il a amené à la mort. Après, moi je pars, je quitte la France avec ma fille sous le bras."

"Je ne suis toujours pas allée sur sa tombe et je ne pourrai jamais y aller"

Jeanette Bougrab fustige également les critiques qui remettent en doute son idylle avec le patron de Charlie Hebdo. "Ne me faite pas le reproche d’avoir aimé quelqu’un, d’avoir dit de l’avoir aimé. On ne sentait pas l’obligation de rendre des comptes sur notre vie. On l’a gardé pour nous. Et que je me sois effondrée parce que j’ai perdu quelqu’un qui est mort avec des balles de kalachnikov, qui est une arme de guerre, qui aurait pu supporter le choc. Je me le demande. Moi, je n’ai pas pu faire mon deuil."

Aujourd’hui, elle ne comprend toujours pas l’acharnement de la famille de Stéphane Charbonnier, de son vrai nom, contre elle. "Le matin je suis à la morgue avec sa famille, l’après-midi à nouveau, et ensuite sans le savoir j’ai un communiqué AFP qui arrive. Qui aurait supporté cela. Je ne l’explique pas, je suis toujours meurtrie et je me dis que de toute façon, on ne se construit pas dans la colère (…) Je vais continuer mon chemin, je ne vais pas m’interroger pour savoir pourquoi ils ont fait ça, ça ne m’intéresse pas."

Et même le temps aura du mal à effacer de sa mémoire ce terrible mois de janvier 2015. "C’est une blessure qui ne va pas cicatriser, je ne suis toujours pas allée sur sa tombe et je ne pourrai jamais y aller. Je me sens incapable de le faire. Et s’il m’a trompé et qu’il avait une autre vie, cela ne regarde que lui et moi. Je l’aimais pour ce qu’il était (…) et j’ai été une privilégiée de l’avoir rencontré."

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  • 08 déc Non Stop People @NonStopPeople

    Les @FreroDelavega se confient à l'approche de leur ultime concert https://t.co/DoFDBnV62c https://t.co/Gh1rXYJXCp

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  • 08 déc Cyril Hanouna @Cyrilhanouna

    Ca va mes chéris? J ai énvie de faire un ni oui ni oignon! Merci éncore pour hier! Bim!😂❤️

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  • 08 déc Paris Hilton @ParisHilton

    #StrikeAPose 💃🏼 https://t.co/XoIvQvMrlG

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