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Politique

Virginie Despentes dénonce le racisme en France dans une lettre

Virginie Despentes dénonce le racisme en France dans une lettre
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En écho à la mort de George Floyd aux Etats-Unis et à la manifestation en soutien à Adama Traoré, Virginie Despentes s'est adressée à ses "amis blancs qui ne voient pas où est le problème" dans une lettre diffusée sur France Inter. Non Stop People vous en dit plus.

Après avoir participé à la manifestation contre les violences policières, organisée ce mardi 2 juin devant le tribunal de Paris par la famille d’Adama Traoré, Virginie Despentes a dénoncé le racisme en France dans une lettre adressée "à mes amis blancs qui ne voient pas où est le problème", diffusée ce jeudi 4 juin sur France Inter. "Ces jeunes savent ce qu’ils disent quand ils disent 'si tu es noir ou arabe la police te fait peur', ils disent la vérité et ils demandent la justice", lance-t-elle. L'autrice de King Kong Theorie dresse un certain nombre de situations où des discriminations ont eu lieu : "En France nous ne sommes pas racistes, mais la dernière fois qu’on a refusé de me servir en terrasse, j’étais avec un arabe. La dernière fois qu’on m’a demandé mes papiers, j’étais avec un arabe. La dernière fois que la personne que j’attendais a failli rater le train parce qu’elle se faisait contrôler par la police dans la gare, elle était noire".

"Le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas"

En évoquant le confinement, Virginie Despentes compare "les mères de famille qu’on a vues se faire taser au motif qu’elles n’avaient pas le petit papier par lequel on s’auto-autorisait à sortir étaient des femmes racisées, dans des quartiers populaires", avec "les blanches, pendant ce temps, on nous a vues faire du jogging et le marché dans le septième arrondissement". De ce constat, l'autrice explique les privilèges d'être blanche. "Je sors tous les jours de chez moi sans prendre mes papiers", assure-t-elle en poursuivant : "Car le privilège, c’est avoir le choix d’y penser, ou pas. Je ne peux pas oublier que je suis une femme. Mais je peux oublier que je suis blanche. Ça, c’est être blanche. Y penser, ou ne pas y penser, selon l’humeur. En France, nous ne sommes pas racistes, mais je ne connais pas une seule personne noire ou arabe qui ait ce choix". 

 

Par Marie Merlet

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