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Arnaud Cosson : "Toujours le même"

Arnaud Cosson : "Toujours le même"
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Arnaud Cosson est en tournée dans toute la France avec son spectacle « Tout est bon dans le Cosson ». L’humoriste, adepte du bon mot et guitariste de talent, a plusieurs cordes à son arc. Pour Non Stop People, il parle one man show, musique et cinéma.

Arnaud, quand est-ce que vous avez su que vous vouliez monter sur scène ?

Adolescent, je savais déjà que je voulais faire de la scène, mais j'étais très timide. Plus tard, je suis parti faire de l'animation dans les camps de vacances. Et quand on fait ça, on monte sur scène tous les soirs. Après avoir vécu cette expérience, je me suis dit que je voulais vraiment faire ce métier.

A quand remonte votre toute première scène ?

La toute première, c'est comme tout le monde, quand j’étais gamin, lors des spectacles de fin d'année à l'école. Mais la première scène en tant que comédien, c'était à Rennes. J'étais rentré chez moi, en Bretagne. J'ai vu qu'il y avait un plateau dans un café-théâtre et j'ai appelé pour savoir si je pouvais venir faire un ou deux sketches. On m’a dit de venir, et ça s'est bien passé. Je suis revenu trois ou quatre fois ensuite, avant de venir à Paris.

Dans vos sketches, vous faites de la guitare. Y a-t-il eu un choix à faire entre l’humour et la musique ?

C'était un choix naturel. J'adore jouer de la guitare, mais je n'ai pas la prétention de dire que je pourrai monter sur scène pour un concert. J'ai piqué la guitare de mon frère et j'ai appris tout seul, je suis autodidacte. Je ne suis pas un génie de la guitare, mais je me débrouille bien. C’est vrai que j'ai commencé à écrire des chansons sérieuses, mais la déconne revient forcément. J'aime beaucoup la musique, c'est quelque chose vers quoi j'aimerais bien me tourner à l'avenir. Les gens aiment beaucoup ça, et cela fait de belles respirations dans un spectacle.

Y a-t-il eu un « effet ONDAR » ?

Pour ceux qui ont eu la chance de participer régulièrement à « On n’demande qu’à en rire », c'est forcément un coup de projecteur. Personnellement, j'ai mis un peu plus de temps que mes potes pour m'installer. J'avais fait un premier passage, où j'étais passé à quelques points de la « qualification ». Après, j'ai fait un break de six mois avant de revenir. Les potes étaient déjà bien installés. La télé et la radio, ça aide forcément à se faire connaître. On jouait tous depuis un bon moment déjà, mais l'émission a permis au grand public de nous découvrir.

« Aucune raison d’avoir le melon »

Est-ce la même chose pour les prix obtenus (Prix SACD au festival Juste pour Rire de Nantes 2008, Prix du public du festival de Rocquencourt 2008, festival International du Grand Rire à Québec...) ?

Aujourd'hui, je dirais que c'est assez anecdotique. Mais avant, c'était important. Quand j'appelais les salles, on ne me rappelais pas. J'ai fait beaucoup de festivals pour me créer un CV. Quand on a reçu plusieurs prix, ça aide à se faire connaître au début.

Humoriste, c’est devenu un métier à la mode. Est-ce facile de faire face à cette grosse concurrence ?

Il y a eu un effet ONDAR comme il y a eu un effet Star Academy avec la chanson. Tout le monde veut faire de la scène. Il y a du monde, et ça fait monter le niveau. Il s'améliore, et ça nous pousse à être meilleur pour se démarquer. C'est vrai qu'il y a beaucoup de concurrence, mais seuls les meilleurs seront présents dans la durée.

Concernant votre spectacle « Tout est bon dans le Cosson », évolue-t-il au fil du temps ?

Au départ, mon spectacle s’appelait « Mon pestacle », car je ne savais pas comment l'appeler. Il durait une heure. Depuis, j'ai enlevé 50 % du contenu initial, pour intégrer de nouveaux textes et de nouveaux personnages. J’ai aussi changé la structure du spectacle et l'ordre des sketches. Aujourd’hui, il peut m’arriver de faire encore des modifications. Si j'ai une vanne qui vient dans le TGV, ça peut déboucher sur un nouveau texte, et ça peut intégrer le spectacle.

Le succès vous a-t-il changé ?

On ne m'a encore jamais dit que j'avais changé, je pense être toujours le même. C'est vrai que la télévision pourrait nous faire changer. Mais je considère mon métier comme de l'artisanat. Passer à la télévision ne change pas grand chose en soi. Je suis quelqu'un d'assez terre-à-terre avec mes potes, ma famille. Il n'y a aucune raison d'avoir le melon.

« Je réfléchis à la création d'un nouveau one man »

Confirmez-vous que le public parisien est plus « difficile » que public provincial ?

Le public n'est pas nul à Paris, loin de là. Mais le public parisien a l'habitude de voir beaucoup de spectacles. Ce n'est pas le cas en province, où la venue d'un artiste représente un événement. C'est une date importante qu'il ne faut pas rater, car il ne reviendra pas dans les trois mois. Le public parisien est peut-être moins en attente de quelque chose. J'aime bien jouer à Paris, mais je préfère jouer en province. Cela permet de voir de nouvelles villes, de rencontrer de nouvelles personnes.

Vous avez le temps de visiter ?

Quand c'est un « one shot », on n'a pas trop le temps, à part pour aller boire un verre après le spectacle. Mais quand on est deux ou trois jours dans la même ville, c’est différent. Il a y a tous les réglages techniques à faire le premier jour, mais les autres jours, l'après-midi, on peut visiter et découvrir.

Vous aimez voyager ?

C'est une des raisons pour lesquelles j'ai eu envie de faire ce métier-là. C’est une chance, même s'il peut m’arriver d’avoir envie de me poser un peu.

Dans votre actualité, y a-t-il de nouveaux projets ?

Je me concentre sur mon spectacle, car c'est ce qui me prend la majeure partie de mon temps. Je réfléchis aussi à la création d'un nouveau one man show comique. J'ai quelques propositions pour des programmes courts. Je fais des casting à gauche à droite. L'an dernier j'ai joué dans mon premier film (« À l'aveugle », de Xavier Palud), ça m'a beaucoup plu.

Vous aimeriez renouveler l’expérience ?

C'est vraiment un truc qui me tente. C'est vrai qu'au début, on me fera jouer je que je suis capable de jouer, des personnages comiques. Mais je pense que je suis capable de défendre d'autres choses.



Où voir Arnaud Cosson au mois de mai

Le 4 Mai à Paris, au Théâtre des Béliers (représentation exceptionnelle)

Le 11 mai à Reims, au Théâtre  » L’affiche »

Le 16 mai au Mans, au Palais des Congrès

Le 17 mai aux Mureaux

Le 24 mai à Bonchamp-lès-Laval

Du 29 mai au 1er juin à Bruxelles, au Koek’s Théâtre

Par Simon Bardet

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