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Tony Saint Laurent se confie à Non Stop People

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Jeudi soir, avant de monter sur la scène du Temple, le « Lucky Luke » de l’humour a évoqué ses rencontres importantes, son spectacle, et Twitter, une plateforme qu’il utilise très régulièrement. Entretien avec Tony Saint Laurent, où le second degré est de rigueur.

Tony, pourquoi Cyril Hanouna a-t-il joué un rôle si important pour vous ?

Cyril, ça a vraiment été le déclencheur. Je jouais un soir sur scène, il y avait un tremplin de l’humour au « Palace », Cyril était dans la salle. Tout de suite après le spectacle, il est venu me voir pour me dire « c’est vraiment chouette ce que tu fais, j’aimerais bien bosser avec toi », et il m’a donné son numéro. Au début, je pensais que c’était du bluff, mais non. Le lendemain je l’ai appelé, il m’a dit « viens me voir au bureau, j’aimerais bien que tu écrives pour moi ». J’ai toujours été fan de Cyril, déjà lorsqu’il était sur Comédie. J’étais honoré. J’ai écrit un petit moment pour lui, pour ses galas, ses textes, et aussi pour la première saison de « Touche pas à mon poste ».

Pourquoi est-ce qu’on ne vous retrouve pas dans l’équipe de chroniqueurs ?

Il a déjà Christophe Carrière au niveau des cheveux, après, ça faisait trop ! Il n’y avait plus de budget coiffeuse. J’ai de très bons rapports avec eux. Très honnêtement, j’adore leur émission et toute la bande. Je ne sais pas si tu as remarqué, tu peux allumer la télévision à n’importe quelle heure de la journée, il y a « Touche pas à mon poste ». Le matin il y a TPMP, à 14 h, au pire il y a le grand 8 mais il y a Cyril Hanouna comme invité… En fait, je crois que c’est l’inverse. C’est la chaîne de Cyril Hanouna et dès fois D8 est invitée. Cyril, je crois que c’est le Michel Drucker ou le Léon Zitrone des années 2010. Dans son registre, je trouve que c’est vraiment le meilleur, et de loin. Il peut tout faire, du talk show, des jeux… Et il est très beau nu, je ne sais pas si tu as déjà eu la chance de le voir…

Jamais…

Moi j’ai eu cette chance, je t’enverrai les photos.

Après Cyril Hanouna, vous avez rencontré Malik Bentalha et Jamel…

On a tous démarré ensemble. Malik je l’ai rencontré à une audition au « Point Virgule ». Tout de suite, on avait accroché. On faisait les scènes ouvertes, on se croisait à droite à gauche, comme avec plein d’autres humoristes. Quand j’ai commencé, sur les plateaux, il y avait Gaspard Proust, Arnaud Tsamère, les Lascars Gays…toute cette nouvelle génération. Malik est rapidement devenu mon pote, on a rapidement travaillé ensemble, j’ai coécrit ses chroniques d’Europe 1. Et c’est lui qui m’a permis de rencontrer Jamel Debbouze.


« Je vois le spectacle tous les soirs, et ça me plaît »


Quels souvenirs gardez-vous de cette rencontre ?

Là, ça ne se voit pas sur le web, mais c’est dans mon contrat, chaque fois que je prononce le nom de Jamel Debbouze, je dois sortir une photo de lui et l’embrasser. Il y a des clauses inimaginables dans mon contrat. Tous les matins quand je me lève, il faut que je lui envoie un texto pour lui dire « je suis debout, patron ». Et je n’ai toujours pas le droit de le tutoyer. Sincèrement, il est très cool. Ca me fait vraiment plaisir qu’il ait voulu produire mon spectacle et qu’il soit aujourd’hui mon producteur, car je me suis vraiment nourri de tous ses spectacles. Même si je sais que je commence, que je suis très heureux de jouer dans cette salle du Temple du mercredi au samedi, je réalise quand même qu’il y a des moments incroyables. J’ai des modèles, pouvoir les côtoyer et bosser avec eux, c’est vraiment un bonheur. Ca ne se voit toujours pas sur le web, mais j’embrasse à nouveau la photo.

Que pouvez-vous dire pour convaincre ceux qui ne vous connaissent pas d’aller voir votre spectacle ?

C’est drôle ! J’essaye de faire un spectacle, où c’est comme si tu venais chez moi et que je t’invitais à manger. J’essaye d’avoir une certaine proximité avec le public, je te parle comme si tu étais un confident. Normalement, c’est drôle. Franchement, je vois le spectacle tous les soirs, et ça me plaît. La preuve, j’y retourne tous les soirs. Si ça avait été ch***t, j’aurais arrêté.

Vous êtes très actif sur Twitter, c’est un moyen de tester des vannes ?

Je suis tombé accro tout de suite. Tu as une proximité avec ton public. Je suis tombé dans une mécanique où tout ce qui me passe par l’esprit, je le balance sur Twitter. Après, tu as tout de suite un retour. Quand ça plait pas, on va te le dire, et quand c’est drôle aussi. C’est un bon thermomètre, mais je n’y vais pas en me disant « il faut que j’essaye des vannes ». J’y vais parce que j’y ai pris goût, ça fait vraiment partie de ma vie. Ca m’amuse, c’est devenu un jeu.

Vous qui êtes très « connecté », pourquoi n’avez-vous pas de site officiel ?

J’ai pourtant déposé les noms. Il faut faire attention, c’est arrivé à un de mes potes : il avait déposé un site à son nom mais il ne l’avait jamais ouvert. C’est renouvelable d’année en année. Il ne l’a pas renouvelé, et deux jours après, il a reçu un mail qui disait « on a racheté votre nom et on vous le revend pour 5000 euros ». Il a pleuré. Franchement, je ne sais pas si ce n’est pas devenu un peu has been. C’est un peu comme les Skyblogs et les pages Myspace, je ne sais pas si c’est encore utile.

Votre description sur Twitter, c’est « J'suis pas dans le showbiz, mais j'suis juste a coté ». Ce n’est plus vrai, vous êtes en plein dedans maintenant !

J’adore chambrer les autres mais j’aime encore plus me moquer de moi-même. C’est un jeu, tout est éphémère, je prends les choses avec beaucoup de recul, comme si c’était un cadeau. Sérieusement, je prends les choses comme elles viennent, et j’en profite dans l’instant. On critique souvent le monde des paillettes, pourtant j’ai rencontré des gens d’une générosité incroyable. Je crois que c’est le plus bel endroit de la terre le show business. J’ai eu la change de bosser avec des gens très généreux, talentueux. Franck Dubosc, Jamel, Gad Elmaleh, ils sont à mourir de rire sur scène, et dans la vie aussi. J’ai un regard d’enfant face à eux, et je me dis « il ne faut pas que j’oublie ce que je suis en train de vivre ». Maintenant, je pleure, ça ne se voit pas, mais je suis en train de pleurer.


Retrouvez Tony Saint Laurent au Théâtre le Temple du mercredi au samedi, à 20h15.

Par Simon Bardet

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  • 07 déc sophia aram @SophiaAram

    RT @schneidervanes: C est sur c est plus facile de reprendre le parti de papa! https://t.co/4X0CLrUQSP

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  • 07 déc Non Stop People @NonStopPeople

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  • 07 déc Non Stop People @NonStopPeople

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